zen blog

vendredi 12 septembre 2008

Canonical & Upstream

Mark: I'm happy to read publicly that there will be a team working on upstream at Canonical. That's awesome news, and I'm certainly eagerly waiting to see the first patches flow in. However, when I read your blog post, I couldn't avoid an unpleasant feeling. Let me try to explain by commenting a few quotes from your post.

Increasingly, though, Canonical is in a position to drive real change in the software that is part of Ubuntu.

While it sounds cool, I would have appreciated a more modest statement. Something like Canonical is in a position to help drive real change certainly sounds better to me: let's give credits to the whole community (people from various companies, and above all, a huge number of volunteers) for driving the change.

If we just showed up with pictures and prototypes and asked people to shape their projects differently, I can’t imagine that being well received!

Heh. I see the point here, and there's definitely some truth behind it: people certainly don't like seeing pictures and then being told to implement this. It's been tried in the past and sure, it doesn't work. However, all of us do like to see pictures to discuss ideas. If we love the pictures and we're told that those are being prototyped, we'll even be ecstatic. Okay, not everybody will be ecstatic :-) But most will feel that you're simply doing the right thing and participating to the community.

Of course, there’s a risk to participation, because you can’t easily participate without expressing opinions, visions, desires, goals, and those can clash with other participants. It’s hard to drive change, even when people agree that change is needed. I hope we can find ways to explore and experiment with new ideas without blocking on consensus across diverse and distributed teams.

Well, you can't participate at all without expressing opinions, visions, desires or goals! I would certainly agree here, but how is it a risk? The risk is really in not participating, because your visions will likely not be reached. Blocking on consensus is indeed one of the biggest issue, especially in projects with a high number of contributors, each one having a subtly different goal. But most free software project have dealt with this quite a few times already and, well, they're still here :-)

All of this has me tapdancing to work in the mornings, because we’re sketching out really interesting ideas for user interaction in Launchpad and in the desktop. The team has come together very nicely, and I’m thoroughly enjoying the processes, brainstorming and prototyping. I can’t wait to see those ideas landing in production!

This is probably what worries me most. Do the work upstream. Even prototyping. Publish early results and screenshots and everything else. Give other people a chance to contribute and emit opinions. If you don't do so, we'll end up with something that might be cool, but where upstream and your team won't completely agree. And this is bad because this might lead to upstream not adopting some good stuff -- solution where we all lose. There's a downside to this way, though: it will slow development down; but it's worth it.

I could continue a bit, with other things, but I don't want to sound too negative and lose my message :-) I do welcome this change, and I hope this will make us all progress. However, I'd love Canonical to try harder to think as upstream, and to participate there as early as possible. Or if I try to explain this with a metaphor (and it's quite possible that it's not what you wanted to express): reading your post made me feel like you want to do some work and then send it in a big packet to upstream, as a gift. I, as upstream, very much prefer many small gifts since the very beginning (that accumulate in a huge gift) to a big gift that I can't handle.

jeudi 7 juin 2007

Grmbl : "cool URIs..."

Toute personne ayant un minimum de compétence (ou même de connaissance) par rapport à Internet sait que Cool URIs don't change : changer l'adresse d'une page sans fournir une redirection tue cette page d'une certaine façon, car toutes les autres pages qui avaient un lien vers celle-ci ont alors un lien inutile. Le grand gagnant du jour est Libération.

Je garde souvent des articles ouverts pendant plusieurs jours (voire semaines...) car ils m'intéressent. Ou alors je mets des liens dans des billets pour illustrer un point. Prenons ce billet sur l'ouragan Katrina, par exemple. Il contient un lien vers l'article La Nouvelle-Orléans, ville du chaos. Si on clique sur ce lien, on est redirigé sur la page d'accueil de Libération. C'est mal, très mal.

Mais ce n'est pas tout. Car on se dit alors heureusement que le nom de l'article est dans le billet. On fait donc une recherche de l'article par son titre grâce à la belle boîte de recherche qui se trouve sur la page d'accueil. La recherche par défaut est effectuée sur libération.fr, ce qui semble pertinent. On est ravi de voir qu'il y a un résultat, avec une adresse sans aucun rapport avec l'ancienne adresse (donc impossible de convertir les anciens liens automatiquement vers les nouveaux liens). Tant pis. On clique sur le résultat pour tomber sur une page indiquant :

Libération.fr
Le document que vous recherchez n'est plus présent.
Cet article a changé d'adresse. Pour le retrouver, utilisez le moteur de recherche de notre base Archive.

Et oui. Quelle idée de faire une recherche normale ! Il fallait faire une recherche dans les archives (qui ne sont donc pas sur libération.fr ?[1]). On refait donc la recherche. Et il n'y a plus aucun résultat.

Clap-clap. Bravo. Vraiment. C'est très très fort.

Notes

[1] en observant attentivement, on peut remarquer qu'effectivement, les archives sont sur archives.cedrom-sni.com, ce qui ne transparait nulle part de manière claire et ne manquera pas de dérouter quelques personnes.

mercredi 21 mars 2007

Machine à voter : l'argument de poids

Lu dans cet article du Monde, sur les machines à voter qui commencent à apparaitre en France et les soupçons qu'elles inspirent (emphase ajoutée par moi-même) :

A l'automne 2006, un groupe d'informaticiens néerlandais a fait l'acquisition de machines Nedap pour en évaluer l'intégrité. "Ces informaticiens ont démonté une machine, ont constaté qu'ils pouvaient en changer le logiciel et l'ont reprogrammée pour jouer aux échecs", explique M. Di Cosmo. Surtout, ils affirment être parvenus à capter les radiofréquences émises par la machine à une distance de 25 mètres environ et être ainsi à même de savoir si le nom affiché sur l'écran à cristaux liquides de l'appareil - le nom du candidat pour lequel le vote a été enregistré - comporte ou non des caractères accentués. "Ce qu'ils ont fait, c'est simplement de vérifier que la machine fait bien ce qu'on lui demande", tempère M. Palisson. Quant à la possibilité de surveiller à distance le fonctionnement de la machine, "l'expérience a été faite sur un ancien modèle qui n'est plus en service et, de toute façon, il serait possible de mettre en oeuvre le même type de surveillance avec le vote classique, au moyen de caméras installées dans les isoloirs", réplique le directeur de France-Election, qui fait valoir qu'aucun dysfonctionnement des appareils Nedap n'a été rapporté.

Passons outre le fait que les caméras installées dans les isoloirs seraient probablement moins efficaces et plus difficiles à mettre en œuvre que la faille que M. Palisson tente de balayer. L'argument mis en emphase ne sert malheureusement pas les intérêts de M. Palisson : il revient à dire qu'une faille dans un système n'est pas importante car elle peut exister dans un autre système utilisé. C'est faux. Une faille est une faille, et tenter de la minimiser de la sorte est irresponsable.

Difficile d'être mis en confiance avec ces propos.

vendredi 23 février 2007

Votez Ikéa

Ça y est, je vais recommencer à parler de publicité :-) Aujourd'hui, c'est le tour d'Ikéa, avec cette publicité.

Il s'agit d'une publicité simple, légère, sans trop de sérieux (les gens sautant sur leur lit ont visiblement conscience d'être ridicule mais cela les ravit) et qui joue sur le thème de la morosité ambiante comme le font généralement les politiques. Avec un constat que, de manière assez ironique, je ne trouve pas si faux : on a tous besoin de bien dormir. Le côté décalé et bon enfant fait qu'il est difficile de ne pas aimer cette publicité.

Et puis, il y a le slogan R≠agissez, simple, positif et invitant les gens à être actifs. L'utilisation de l'opérateur mathématique en lieu et place du é est très malin : indiquer ainsi que l'entreprise est différente donne l'envie d'apprendre à la connaître et de faire le petit effort supplémentaire qui peut faire la différence.

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais en ce qui me concerne, je dis : bien joué, publicité très réussie.

mardi 20 février 2007

Clap-clap Orange

Comme l'ont révélé deux billet, j'ai commencé à être un peu plus attentif aux publicités depuis quelques mois. Aujourd'hui, nous allons discuter des publicités d'Orange.

Quand France Télécom a fait sa première campagne de publicités Orange il y a quelques années (quand il ne s'agissait encore que de téléphonie mobile), je n'avais pas du tout accroché. Je me souviens cependant encore de la voix de la petite fille qui disait Orange à la fin. Mais depuis juin 2006, Orange regroupe d'autres activités que la téléphonie mobile et il a donc fallu relancer la marque d'une certaine façon. Une nouvelle campagne a ainsi été lancée. Et j'aime beaucoup, comme vous allez le constater.

Cela a commencé avec Open (il y a aussi une version longue). C'est une très jolie publicité. Aucune parole, de belles images, seulement quatre mots (un pour le slogan et trois pour décrire ce que fait Orange) et deux logos. Donc très sobre. C'est assez osé d'utiliser un slogan en un mot très commun (open), mais il fonctionne finalement plutôt bien. Tout ce qu'on voit évoque quelque chose de beau, de relativement calme et donc attirant. En outre, on peut choisir d'interpréter les images ou rester sur l'aspect simplement esthétique. Une interprétation pourrait être que le poisson libéré de son bocal arrive dans un nouveau monde où vivent de nombreux autres poissons et c'est cette libération qui lui permet de communiquer avec des personnes, libération symbolisant l'utilisation des services Orange. Forcément, raconté ainsi, cela n'est pas terrible. Et c'est pourquoi je préfère l'aspect esthétique :-) En résumé, une publicité qui donne tout de suite une bonne image à Orange.

Il y a eu ensuite la publicité pour Unik. Il est intéressant de voir qu'elle est basée sur la publicité Open, avec cependant quelques changements notables. La première chose qu'on remarque est la voix féminine qui accompagne toute la publicité, et c'est un peu dommage à mes yeux car, bien que douce, elle empêche le spectateur de profiter du calme qu'inspiraient la mer et la musique. Mais cela a dû être imposé pour parler du produit et le décrire (la publicité Open ne faisait pas la promotion d'un produit, mais d'une marque). On constate aussi la bande de texte qui défile pour préciser les conditions de l'offre : nécessaire, et finalement pas trop gênante car discrète. La fin de la publicité se termine aussi différemment : au lieu de rencontrer d'autres poissons au fond de la mer, le poisson se retrouve, après avoir plongé, dans le ciel. C'est paradoxal, et probablement souhaité pour illustrer le slogan : entrez dehors, sortez dedans. Il s'agit d'un slogan dont on pourrait débattre pendant des heures. Certains le trouvent idiot et sans aucun sens, d'autres l'aiment. Personnellement, j'aime beaucoup : c'est une invitation qui laisse promettre au spectateur un inconnu merveilleux.

Nous pouvons passer maintenant à la publicité sur la TV HD mobile. Nous quittons le poisson rouge pour retrouver une publicité avec des images pleines de couleur et très agréables, ainsi qu'une musique qui est loin d'être une torture pour l'oreille : toute cette esthétique vise à montrer que la HD permet de profiter d'images encore plus belles. Il y a bien sûr le texte qui défile en bas, un texte final et une voix (bien que moins présente que dans la publicité Unik) dont on aurait pu se passer, mais il est délicat de vendre un produit précis sans tout ceci. Et finalement, cela passe plutôt bien. Le slogan un plus beau regard sur le monde sonne bien, mais est moins efficace et plus classique que les précédents. Cette publicité est bonne, principalement par son côté esthétique, mais, à mon sens, un peu moins réussie que celle d'Unik.

Reste la publicité pour la Livebox. Changement total de décor ici : des dessins d'enfant, une musique enfantine, une voix de fillette, des petits sons amusants et un discours un peu naïf. C'est une recette qui fonctionne généralement bien pour faire appel à ce qu'on a tous vécu dans notre enfance et donc nous sensibiliser. Le discours décrit évidemment les différentes fonctionnalités de la Livebox et l'ensemble de la publicité laisse entendre que même un petit enfant peut utiliser une Livebox : on ne se bat pas contre la technologie, mais celle-ci est là pour répondre à nos désirs. Et c'est facile. Ah, un autre slogan en un mot, mais moins percutant que open car plus terre-à-terre. Cette publicité fonctionne très bien et c'est grâce à son côté enfantin. On a envie de croire à ce que raconte la fillette, à ses rêves et finalement, la suggestion que tout ceci existe et est possible grâce à la Livebox soulage un peu.

Finalement, entre la publicité pour Unik, celle pour la TV HD mobile et celle pour la Livebox, c'est cette dernière qui fonctionne le mieux en tant que promotion d'un produit. Cependant, les deux autres ont l'avantage d'entretenir confortablement l'image de marque d'Orange. En tout cas, ces quatre publicités sont remarquablement réussies, et c'est probablement parce qu'elles font plus que parler d'un produit : elles font appel aux sentiments du spectateur. Et je pense vraiment qu'elles ont sensiblement changé ce qu'Orange évoque dans l'esprit des gens.

by Vincent