zen blog

lundi 10 décembre 2007

What's up, Doc?

Done, yay! Oh, you're wondering what's done? Well, I'm now Dr. Untz. Quite a few people knew that things were going forward on this front lately, and I want to thank everybody who supported me in some way. That's also partly why I've disappeared in August and September (you know, writing a thesis manuscript can take some time) and in the last few days (for the defense, of course). Things went quite well, and I was lucky enough to have Daniel, Dodji and Christophe (Fergeau... what? no blog for you?!) come attend my defense. I've of course taken a few days to rest and sleep after all this. It's great to be able to procrastinate again ;-)

Of course, it's time to start seriously thinking about the future, and especially about my future job. I've got some ideas, and I've been talking here and there with people and asking friends for thoughts. It's clearly not an easy task to choose what you want to do, and where/how you want to do it... Interesting times. Feel free to contact me if you have any thoughts about this: all input is welcome!

(There are some more details in my french post about all this, if you're curious. Everybody understands French, right?)

Quoi de neuf, Docteur ?

Je parle rarement de mon travail/mes études (déjà que j'écris peu de billets, alors bon, hein ;-)), mais s'il y a une occasion pour laquelle je dois le faire, c'est celle-ci : j'ai soutenu ma thèse mercredi dernier. Et voilà, ça y est, je suis maintenant un adulte^Wdocteur. Certains prétendent que cette étape ne change rien, mais ils ont tort : c'est fou comme cela change la vie, comme on se sent puissant, intelligent, beau, aimé, magnifique, fantastique et admirable lorsqu'on est docteur. Si si, je vous assure. D'ailleurs, maintenant, je reçois du courrier de fans, je signe des autographes dans la rue, et je dois porter des lunettes de soleil à cause de tous les flashes d'appareils photo. J'ai même engagé des gardes du corps.

La soutenance en elle-même s'est bien déroulée. Je dois avouer qu'il y a trois ans, les choses auraient probablement été bien différentes : donner des cours et faire quelques présentations dans différentes conférences aident un peu à désensibiliser en ce qui concerne le stress. Et puis le jury a été plutôt sympa, avec aucune question particulièrement vicieuse. Au final, le plus dur aura été la préparation du pot. C'est aussi le plus important car c'est ce dont les gens se souviennent après quelques jours :-) La table vide semblait immense et difficile à remplir, mais il s'est avéré que la quantité était bien calibrée. Une petite fondue au chocolat, et la réserve invidable de bouteilles apportée par mon père ont marqué au moins quelques esprits. Donc une journée un peu longue, mais qui a avancé toute seule, sans accrocs. Et j'étais bien content d'avoir autant d'amis présents pour cet évènement (j'allais dire ce non-évènement...), mais aussi plein de petits messages amicaux. Je vous ai déjà parlé des autographes, photos et tout et tout ?

Après ces quelques jours mouvementés, j'ai enfin pu reprendre une petite vie calme et tranquille. Certes, il y a un peu de paperasseries et quelques petites affaires à régler, mais pouvoir à nouveau prendre le temps de ne rien faire est un luxe que je peux à nouveau apprécier. Et puis mine de rien, il va commencer à être temps de réfléchir au futur, comme, par exemple, trouver un travail. Il parait que cela peut être utile dans la vie.

Pour les quelques fous que cela peut intéresser, le manuscrit est en ligne. Le service après-vente est fermé, donc je n'accepte plus les commentaires sur les fautes, erreurs, stupidités et autres idioties que ces pages peuvent contenir. Bon, évidemment, les compliments seront toujours les bienvenus ;-)

vendredi 17 novembre 2006

We Are Sorry to Inform You ...

Dans le monde de la recherche, il y a une chose qui est pour moi assez frustrante : pour exister, un chercheur doit publier. Beaucoup. Pas forcément avec la qualité qu'il souhaiterait. Cela colle peu avec mes tendances de perfectionniste pinailleur, d'où ma frustration.

Et pourtant, parfois, on parvient à écrire quelque chose dont on est satisfait (et non, je ne prétends pas avoir atteint ce stade ;-)). Reste à franchir la barrière de la publication, et donc la barrière des relecteurs. Voir des critiques (que l'on juge) infondées ou causées par une non-compréhension n'est pas vraiment agréable. Après un refus, et quand on voit les articles acceptés, on se demande parfois où est la logique dans la sélection, ou plutôt on se demande si la logique est réellement la qualité de la recherche.

Un petit article illustre parfaitement ce problème : We Are Sorry to Inform You ... de Simone Santini. Il s'agit en réalité des commentaires de relecteurs de six articles, des commentaires totalement négatifs. Pour des articles qui sont considérés maintenant comme des classiques ou de grandes avancées.

Pour preuve, je laisse chacun méditer sur cette conclusion d'un des commentaires cités :

Publishing this would waste valuable paper: Should it be published, I am as sure it will go uncited and unnoticed as I am confident that, 30 years from now, the goto will still be alive and well and used as widely as it is today.
Confidential comments to the editor: The author should withdraw the paper and submit it someplace where it will not be peer reviewed. A letter to the editor would be a perfect choice: Nobody will notice it there!

(L'article en question est devenu une lettre bien connue, avec un changement de titre non choisi par l'auteur.)

vendredi 9 septembre 2005

Mon chef est une star

Ah, comment ne pas se sentir motivé lorsqu'on constate que son chef est une véritable star et donne des interviews !

Les geeks non convaincus seront peut-être sensibles au fait qu'il est en plus déjà passé sur Slashdot...

Sacré Martin :-)

mardi 15 mars 2005

Détour à Miami

Et oui, je suis actuellement à Miami. Il fait beau (pas de nuage), bon (25°C, je pense), il y a de jolies plages, il y a une belle mer. C'est plutôt pas mal, tout ça.

Bon, en fait, je suis là pour le travail : Infocom 2005 a lieu ici et je participe au Student Workshop. En gros, il s'agit d'un atelier avec uniquement des thèsards (venant du monde entier, avec seulement 30% qui viennet des États-Unis), ce qui permet de voir pas mal de monde. L'atelier a eu lieu aujourd'hui et les jours suivants verront la conférence se dérouler. Il va falloir choisir les présentations auxquelles j'assiste, ce qui n'est pas forcément facile car il y a probablement un grand nombre de gens talentueux qui vont présenter...

Comme je l'ai déjà dit, l'atelier a eu lieu aujourd'hui. Il s'agissait principalement de trois sessions de poster (dommage d'un point de vue « publication », mais peut-être plus intéressant d'un point de vue « discussion »). J'ai vu deux-trois choses intéressantes qui m'ont un peu fait réfléchir, ce qui montre que tout cela est plutôt positif. Et puis il y a eu deux panels sur les clés du succès et sur comment trouver un travail. Le second était, à mes yeux, beaucoup trop tourné vers une vision américaine de l'emploi et de la recherche. Le premier était plus intéressant, notamment avec un débat qualité-quantité, thème sur lequel j'aimerais bien écrire un billet.

Une proposition que j'ai trouvé plutôt intéressante a été mise en avant lors d'une question : quelqu'un proposait de faire des conférences basées non pas sur des articles, mais simplement sur des abstracts. L'idée derrière est que les chercheurs passeraient moins de temps à écrire des articles et à évaluer les articles des autres. Mais bon, je ne crois pas que les gens oseront vraiment faire cela : c'est un trop gros changement.

J'allais oublier : je vais me promener avec ceci dans ma poche jsuqu'à jeudi pour les besoins de la science. Il s'agit d'une expérience pour Intel dans le cadre du projet Haggle. Bon, au moins, si je vais sur la plage, j'aurais une bonne excuse : c'est une des personnes d'Intel qui nous a dit que ce serait intéressant pour eux qu'on se promène un peu (et qui a aussi indiqué que c'était mieux de parler avec les autres chercheurs sur la plage que dans les salles de la conférence).

by Vincent